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Il me reste un peu d'énergie pour effectuer un compte rendu succin de cette" arsouillade " maison qu'a été cette rando (le terme me semble usurpé....) Au rendez-vous : 7 velus et une masochiste nommée Guylaine. 8 h24 : départ groupé de la meute 8h 32 : passage du premier gué, l'eau de Sauldre au genoux pour nous, à la pointe du menton pour notre amie 1M20 (les bras levés) il est vrai qu'en apnée son silence momentané nous repose les tympans. 8h 36 : une armoire normande (si si il y en a à la Ferté Saint Aubin) passe devant et décide d'imposer une cadence façon échauffement d'une sortie dominicale de l'ASVTT 35 à 38 km/h, vent de face ! 8h 48 : calé dans la roue l'autre assassin je constate déjà les dégâts, nous sommes deux a "ratonner" habilement et a échapper à la St Barthélemy du vététiste. Certains, non moins habiles, ont sollicité l'aide d'une branche sur le chemin afin de détruire leur dérailleur. Certainement pour éviter la redoutable épreuve de voir le cuissard de son prédécesseur s'éloigner, sans aucun espoir de le revoir. 8h 54 : premier ravitaillement. Tel un setter à l'arrêt, nous guettons, non sans un certain plaisir, combien de secondes (voir de minutes) nous avons infligé a nos poursuivants. Je garde ces informations secrètes afin de limiter l'intensité des représailles. 9h 25 : Philippe (Le Fertésien) n'est toujours pas tombé EXCEPTIONNEL!!!!! 10h 02 : Toujours en selle .....(une grande journée pour lui) 10 h 25 : Nous attaquons une portion de route de 2 à 3 km. Nous sommes, la brute et moi, occupés à relayer énergiquement afin de ruiner les espoirs de Rudy, quand soudain nous entendons nous remonter allègrement un inconscient provocateur...Ouf notre honneur est sauf, il s'agit d'un convoi de vieilles pétrolettes qui nous doublent péniblement. La huitième du lot d'ailleurs, pétaradait un peu et avait des retours d'huile brûlée au carbu. (symptômes identiques a ceux du RICO qui relaye à la fin d'une sortie charnue !) 10h 40 : RUDY nous a rejoint au dernier ravito. Je n'aurais pas du laisser paraître mon état bien avancé, car j'ai senti dans son regard celui du prédateur et après une petite collation, nous sommes repartis le nez dans le guidon, pour me défiler j'aurais du a ce moment trouver la complicité d'une branche destructrice (aucune allusion a des faits ayant existés) mais on ne refait pas l'histoire. 10h 45 : Chemin roulant, Philippe devant (encore....et toujours pas tombé) suivi de Rudy et moi derrière, essayant de réunir toutes mes billes afin de finir avec mes compères. Et là, je souhaite à tout le monde de pouvoir découvrir dans le regard de son prochain, autant de bonheur que celui jaillissant du regard de Rudy a l'idée saugrenue qu'il allait me faire sauter. Rassurez-vous, j'ai serré les dents, les fesses et tout ce que je pouvais afin de rester dans la roue. 11h05 : 4 km à parcourir. La fin de la rando approche et la mienne aussi. La dernière bosse (à cet instant j'avais l'impression que j'attaquais le Ventoux) m'a été fatale et me voilà victime du syndrome du cuissard qui s'éloigne, chacun son tour comme à confesse. La partie était terminée. Philippe avec son fair play habituel m'a attendu, m'a ramené et déposé délicatement le long de ma voiture, plus de son et plus d'image GAME OVER.... Sportivement DIDIER |